Favoriser l’inclusion, l’autonomie et l’accessibilité des personnes handicapées grâce à la technologie numérique

Michele Tecchia parle du digital et du handicap

Ces dernières années, la technologie a contribué à accroître l’accessibilité pour les personnes handicapées. Du développement de trottoirs adaptés aux fauteuils roulants aux progrès des appareils d’assistance, l’utilisation de la technologie numérique pour améliorer la vie des personnes handicapées est devenue de plus en plus répandue. Ces progrès ont créé toute une série d’opportunités pour les personnes handicapées, allant d’un meilleur accès à l’éducation et à l’emploi à des niveaux plus élevés d’indépendance et d’autonomie. Dans le même temps, il reste de nombreux défis à relever pour permettre aux personnes handicapées de participer pleinement à la société.

Voici comment les handicapés sont accompagnés :

Les employeurs manquent souvent de politiques claires sur l’embauche de personnes handicapées ainsi que de ressources adéquates pour répondre à leurs besoins. Il est donc essentiel que les entreprises adoptent les technologies numériques pour mieux soutenir les personnes vivant avec un handicap physique ou mental et assurer leur pleine participation à la société. Le digital joue aujourd’hui un rôle important dans le développement de chaque entreprise. Des professionnels comme Michele Tecchia, cherchent à développer de nouvelles techniques pour garantir des stratégies plus efficaces. De telles initiatives contribueront à promouvoir un sentiment d’inclusion tout en sensibilisant les employeurs aux avantages que les personnes handicapées peuvent apporter à leur organisation.

Tirer parti du handicap pour alimenter les innovations

Le handicap est depuis longtemps reconnu comme un moteur de l’innovation dans de nombreux domaines, de la technologie médicale et des appareils fonctionnels à l’électronique grand public. Si l’on prend l’exemple de la télécommande, elle a été développée comme une forme de compensation pour les personnes handicapées physiques qui ne pouvaient pas se déplacer facilement. Bien qu’elle ait été initialement conçue à cette fin, son application s’est rapidement étendue au-delà de ce cas d’utilisation spécifique, pour devenir finalement omniprésente dans la vie quotidienne. Cela démontre que même de petites innovations peuvent être utilisées par des personnes non handicapées pour rendre leur vie plus facile et plus confortable.

Michele Tecchia parle du digital
Source : Pixabay.

Plus récemment, l’essor des technologies numériques a révolutionné la manière dont les personnes handicapées peuvent interagir avec le monde qui les entoure. Des assistants virtuels à commande vocale aux applications de réalité augmentée qui fournissent des aides visuelles, il existe désormais toute une série d’outils pour aider les personnes handicapées à retrouver un certain degré d’autonomie et d’indépendance. Ces mêmes technologies sont également adoptées par les utilisateurs non handicapés qui veulent profiter des hauts niveaux de commodité qu’elles offrent. De cette façon, le handicap est devenu une impulsion majeure pour les nouvelles innovations et les progrès technologiques sur de nombreux fronts.

L’accessibilité pour tous : transformer les expériences numériques pour donner du pouvoir aux personnes handicapées

À l’ère du numérique, les personnes handicapées sont toujours confrontées à des obstacles majeurs lorsqu’elles tentent d’accéder aux expériences numériques. Ces obstacles peuvent conduire à une stigmatisation et une aliénation accrues, ce qui rend difficile pour les personnes handicapées de profiter des mêmes opportunités que leurs pairs non handicapés.

Pour réduire cette stigmatisation et promouvoir l’inclusion, les entreprises doivent se concentrer sur la création d’expériences numériques inclusives qui renforcent l’autonomie des personnes handicapées et les font se sentir bienvenues. Cela signifie qu’il faut tenir compte des besoins en matière d’accessibilité sur toutes les plateformes, comme les sites Web et les applications mobiles, et veiller à ce que les lieux physiques soient accessibles par des rampes ou des ascenseurs. En outre, les employeurs devraient donner la priorité à l’embauche des personnes handicapées, afin de leur offrir un accès égal aux opportunités d’emploi.

Michele Tecchia parle du rôle du digital
Source : Pixabay.

Pour aider à créer un monde plus accessible pour les personnes handicapées, il existe plusieurs solutions technologiques. Par exemple, les lecteurs d’écran sont une application logicielle utilisée par les personnes malvoyantes ou aveugles qui leur permet de lire le texte sur des sites Web ou des applications grâce à un système de sortie vocale. De même, les systèmes de saisie vocale permettent aux utilisateurs qui ont des difficultés à taper au clavier en raison de handicaps physiques de naviguer dans les pages Web et les applications en utilisant des commandes vocales au lieu de la saisie de texte.

Ces technologies offrent également des fonctionnalités telles que des loupes et des réglages de contraste qui permettent aux personnes malvoyantes de mieux voir les pages Web. En intégrant ces technologies dans leurs infrastructures et solutions logicielles existantes, les entreprises peuvent contribuer à créer des expériences numériques plus équitables pour les personnes handicapées sans créer de stigmates supplémentaires ou de différences perçues entre les personnes valides et celles qui vivent avec un handicap.

Le digital : Une voie sûre vers l’inclusion des personnes handicapées

Avec la prévalence sans cesse croissante de la technologie numérique dans le monde d’aujourd’hui, les personnes vivant avec un handicap se voient offrir une variété de moyens de sortir de l’ombre et de vivre une vie plus indépendante. En plus de rendre les appareils et les sites Web accessibles, les nouvelles avancées en matière de technologie d’assistance ont permis aux personnes souffrant de graves handicaps moteurs de profiter d’activités comme la marche, la course et même le sport. Malgré ces opportunités incroyables que le monde numérique offre aux personnes handicapées, la triste réalité est que nombre de ces produits et services ne trouvent souvent pas leur place sur le marché grand public en raison de leur coût élevé ou de leur manque de rentabilité.

Michele Tecchia et la technologie numérique
Source : Pixabay.

Heureusement, des études récentes suggèrent que cette tendance pourrait être en train de changer, car de plus en plus d’entreprises commencent à réaliser les profits potentiels qu’elles peuvent obtenir en fournissant des produits et services adaptés spécifiquement aux personnes handicapées. Cela permet non seulement de dégager des bénéfices économiques, mais aussi d’apporter de l’espoir à ceux qui ont été exclus de la participation aux activités quotidiennes en raison de leur état. En outre, de nombreux gouvernements imposent désormais des lois visant à rendre tous les produits plus accessibles en utilisant une variété de normes et de directives différentes. Ces initiatives législatives représentent un énorme pas en avant dans la promotion de l’inclusion des personnes touchées par un handicap.

Les différentes aides pour les entrepreneurs en situation de handicap

Jean-Pierre Valentini présente les aides pour les entrepreneurs handicapés.

Créer une entreprise n’est jamais une tâche facile, mais cela devient encore plus difficile si vous êtes handicapé. Malgré les obstacles qui peuvent se présenter, il existe de nombreuses ressources accessibles aux entrepreneurs handicapés qui peuvent contribuer à la réussite de leurs projets. Qu’il s’agisse de subventions et de sources de financement, de programmes de formation spécialisés ou de services de conseil, ces aides apportent un soutien essentiel au cours du processus de création ou de reprise d’une entreprise. Pour les entrepreneurs comme Jean-Pierre Valentini, ces soutiens constituent un excellent moyen de se développer efficacement.

Grâce à ces outils, les entrepreneurs handicapés peuvent surmonter les défis qui leur sont propres et créer des entreprises saines ayant de meilleures chances de réussite. Il est également important de profiter des programmes de prêts destinés aux personnes handicapées, car ils offrent des conditions et des taux d’intérêt favorables.

Voici une vidéo parlant de ces aides :

En établissant un réseau avec d’autres entrepreneurs handicapés et des professionnels dans des domaines similaires, on peut avoir accès à des conseils et à une orientation inestimables qui peuvent être déterminants pour créer ou gérer une entreprise commerciale prospère. En fin de compte, avec les bonnes ressources disponibles sur place et la volonté de réussir, tout entrepreneur handicapé peut créer une entreprise qui sera prospère pendant des années !

L’AGEFIPH pour soutenir les auto-entrepreneurs handicapés

L’AGEFIPH (Association de gestion de l’emploi, de la formation et de l’insertion des personnes handicapées) apporte une aide financière aux auto-entrepreneurs handicapés sous forme de subventions. Ces subventions sont accordées en fonction du type d’activité ainsi que d’autres critères préétablis. L’AGEFIPH prend également en considération les besoins physiques des personnes handicapées et peut financer les adaptations nécessaires des locaux ou des équipements qui doivent être faites pour qu’ils soient adaptés aux personnes ayant des besoins particuliers. Pour bénéficier de ces services, l’entrepreneur doit posséder au moins 50 % du capital de son entreprise.

Les conseils de Jean-Pierre Valentini pour entreprendre quand on est en situation d'handicap
Source : Pixabay.

En fournissant ce soutien financier, l’AGEFIPH contribue à créer un environnement inclusif où tous les entrepreneurs peuvent prospérer, quel que soit leur niveau d’aptitude. Cela contribue à réduire les obstacles économiques auxquels sont confrontés les personnes handicapées qui cherchent à créer leur propre entreprise et qui n’ont souvent pas accès aux fonds ou aux ressources nécessaires. Le financement fourni par l’AGEFIPH permet aux entreprises appartenant à des personnes handicapées d’investir dans l’équipement et les rénovations nécessaires à leur réussite, améliorant ainsi leurs chances de succès dans leur entreprise. Les contributions apportées par ce programme aident non seulement les entrepreneurs handicapés à atteindre l’indépendance financière, mais favorisent également une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société.

Recevoir l’allocation adulte handicapé (AAH) : Critères, avantages et exigences

L’allocation adulte handicapé (AAH) est une prestation importante pour les personnes handicapées vivant en France. Elle apporte une aide financière à ceux dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond fixé par l’État. Cette allocation est accessible aux personnes dès l’âge de 16 ans si elles ne sont plus à la charge de leurs parents, bien que 20 ans soit l’âge minimum habituellement requis. Pour bénéficier de l’AAH, il faut être de nationalité française, résider en France métropolitaine ou dans les DOM-TOM et avoir un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou de 50 à 79 ans pour ceux dont l’accès à l’emploi est restreint. Le montant de cette subvention pour les travailleurs indépendants handicapés varie en fonction du degré d’invalidité et des autres sources de revenus. 

Financer son entreprise en tant qu'handicapé selon Jean-Pierre Valentini
Source : Pixabay.

Pour demander l’AAH, les demandeurs doivent fournir des documents prouvant leur résidence, tels qu’un passeport ou une carte d’identité en cours de validité ; une preuve de leur handicap sous la forme d’une attestation d’un professionnel de la santé ; et des preuves supplémentaires montrant que leur revenu total ne dépasse pas le plafond imposé. Une fois l’AAH approuvée, les bénéficiaires recevront une allocation mensuelle qui pourra être utilisée pour couvrir les besoins essentiels tels que les frais de logement, les frais de transport et les factures médicales.

Le programme peut proposer des services de soutien supplémentaires, comme une aide à la recherche d’un emploi ou l’accès à des possibilités d’éducation spécifiquement adaptées aux personnes handicapées. En fin de compte, l’AAH peut apporter un soulagement et une stabilité bien nécessaires pendant les périodes difficiles tout en aidant les personnes handicapées à atteindre une plus grande indépendance et une meilleure qualité de vie.

Avantages du programme d’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise (ACRE)

Le programme Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise (ACRE) est un excellent moyen pour les entrepreneurs de moins de 30 ans d’économiser de l’argent pendant la première année d’activité. Grâce à l’ACRE, ces personnes peuvent bénéficier d’une exonération nulle, totale ou dégressive de leurs charges sociales en fonction de leur niveau de revenu. Ceux dont les revenus sont inférieurs à 30 852 euros ont droit à une exonération totale tandis que ceux qui gagnent entre ce montant et 41 136 euros bénéficient d’une exonération dégressive. Malheureusement, les auto-entrepreneurs dont les revenus sont supérieurs à 41 136 euros ne sont pas éligibles à ce programme.

Des soutiens financiers selon Jean-Pierre Valentini pour les entrepreneurs handicapés
Source : Pixabay.

Ce programme présente de nombreux avantages pour les jeunes entrepreneurs qui peuvent avoir des difficultés financières ou se sentir dépassés par la création de leur propre entreprise. En réduisant leurs charges sociales, ils peuvent consacrer plus d’énergie à faire décoller leur entreprise sans se soucier autant de la charge financière.

De plus, cela leur permet d’investir plus de temps dans les efforts de marketing et de réseautage qui peuvent contribuer à la croissance et à la promotion de leur entreprise. En outre, cela réduit le risque associé à l’entrepreneuriat et contribue à encourager davantage de jeunes à saisir les opportunités d’un travail indépendant. En fin de compte, ACRE constitue une ressource inestimable pour les personnes qui cherchent à créer ou à reprendre une entreprise de leur propre chef.

Confinement et handicap : Quelles mesures ?

Depuis le 20 mars dernier, une partie de la France connait connait son troisième confinement du à la crise du Covid-19. Au total, 16 départements et pas moins de 21 millions de français sont soumis à de nouvelles règles strictes, impliquant la fermeture de nombreux commerces et la diminution du périmètre de déplacement autorisé. Si le secrétariat d’Etat au Handicap assure que l’ensemble du gouvernement est « pleinement mobilisé pour soutenir l’ensemble des personnes en situation de handicap » et leur « garantir la continuité de l’accueil et des soins qu’elles recevaient jusqu’à présent », quel impact ont ces mesures sur les personnes porteuses de handicap ?

Pour l’ensemble des départements de Métropole : 

Pour les travailleurs en situation de handicap, le télétravail est à privilégier 4 jours par semaine, «lorsque c’est possible », indique le secrétariat d’Etat. En plus de l’accord de financement pour la fourniture de masques inclusifs pour les salariés handicapés et leurs collègues, des aides, reconduites jusqu’au 30 juin 2021, sont disponibles pour l’adaptation des équipements nécessaires au travail à domicile.

Quant au droit de visites dans les établissements et services médico-sociaux, il est maintenu mais doit être encadré et sur rendez-vous. Les personnes en structures spécialisées auront la possibilité de rentrer chez elles le week-end, sauf détection d’éventuels cas contacts au sein de l’établissement ou dans la famille des concernés. 

L’activité des professionnels du secteur médico-social, à la fois en libéral et dans les structures, est maintenue. Aussi, l’accompagnement éducatif et ré-éducatif peut se poursuivre normalement.

Pour faciliter l’accès aux soins des personnes handicapées, les Centres 15 sont particulièrement formés à leur prise en charge et travaillent main dans la main avec des médecins régulateurs spécialistes du handicap. Pour les aider durant leurs soins, la présence d’un aidant aux côtés des personnes sera dans certains cas envisageable, tout en appliquant strictement les conditions de sécurité fixées par l’établissement de santé.

Les établissements et services d’aide par le travail (ESAT) ainsi que les entreprises adaptées (EA) restent ouverts, sauf s’ils sont concernés par les règles de fermeture administrative,comme cela peut être le cas pour certaines entreprises du secteur de la restauration. Les travailleurs handicapés « vulnérables » en ESAT pourront obtenir des indemnités journalières dérogatoires avec garantie de rémunération.

Quant aux départements confinés : 

L’ensemble des établissements spécialisés médico-sociaux pour enfants et adultes et les accueils de jour resteront ouverts.

Des dérogations de déplacement pour les personnes handicapées et leurs aidants seront prévues. La dérogation pour port du masque, sous présentation d’un certificat médical, reste en vigueur pour ceux qui ne sont pas en capacité de le porter. 

Enfin, pour éviter toute situation de rupture de droits, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)restent ouvertes avec un accueil physique adapté à la situation sanitaire de chaque département. Quant aux règles de fonctionnement des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), celles-ci ont été simplifiées, permettant la continuité de service auprès des personnes et des familles.

Quels organismes solliciter dans a recherche d’emploi lorsque l’on est porteur d’un handicap ?

Le confinement n’apporte que du négatif : Ou pas !

Quels organismes et dispositifs solliciter dans sa recherche d’emploi lorsque l’on est porteur d’un handicap ?

Si les personnes handicapées ayant intégré un emploi en milieu ordinaire, elles bénéficient donc des dispositions du code du travail et de la convention collective, au même titre que tous les employés. Mais elles disposent également d’aides spécifiques, ayant pour but de favoriser leur insertion professionnelle et leur maintien dans l’emploi. 

« Toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique » est alors considérée comme travail handicapé. 

Demander la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), revient à faire reconnaître officiellement son aptitude au travail, en fonction de ses propres capacités et de son handicap. Une fois cette reconnaissance acquise, la personne peut alors s’orienter vers le milieu de travail qui lui sera le plus adapté, qu’il soit ordinaire ou protégé dans certains cas, en tenant compte de ses possibilités réelles d’insertion.

De nos jours, plusieurs dispositifs sont mis en place afin de faciliter l’insertion des personnes handicapées dans la sphère professionnelle. 

C’est notamment le cas du contrat unique d’insertion (CUI), contrat dans le secteur marchand (CUI-CIE) ou non marchand (CUI-CAE) qui facilite, via à une aide financière pour l’employeur, l’accès durable à l’emploi des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d’insertion. La Garantie jeunes, quant à elle, constitue un droit visant les jeunes de 16 à 26 ans en situation de précarité qui ne sont ni employés, ni étudiants, ni en formation. Pour favoriser leur insertion dans l’emploi, ils sont accompagnés de manière intensive et bénéficient de mises en situation professionnelle. Une aide financière leur est également offerte afin de faciliter leurs démarches d’accès à l’emploi.

Les contrats en alternance s’applique lui aux travailleurs en situation de handicap dans des conditions plus favorables. Des aides supplémentaires sont alors attribuées aux entreprises employant des travailleurs handicapés. Pour le contrat d’apprentissage, il y par exemple une absence de limite d’âge ainsi qu’une adaptation possible de la durée du contrat.

Enfin, le dispositif d’emploi accompagné a pour objectif de permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder et de se maintenir dans l’emploi par la sécurisation de leur parcours professionnel en milieu ordinaire de travail.


Plusieurs organismes existent et visent à accompagner les personnes en situation de handicap dans leur démarche d’accès à l’emploi. 

C’est notamment le cas de Pôle emploi. En effet, chaque agence locale de Pôle emploi dispose d’un conseiller à l’emploi spécialisé pour les personnes en situation de handicap. Le réseau Cap emploi intervient aussi dans cette démarche, au travers d’organismes de placement qui interviennent auprès des employeurs et des personnes en situation de handicap afin de promouvoir leur intégration et leur maintien dans l’emploi. Les personnes en situation de handicap peuvent également d’orienter vers les missions locales, proposant leur aide aux jeunes en situation de handicap de 16 à 25 ans à définir leur projet professionnel et les accompagner vers l’emploi. Les associations de personnes handicapées ou les établissements spécialisés ont, quant à eux, constitué des services d’accompagnement vers l’emploi pouvant accompagner les personnes en situation de handicap à accéder à l’emploi. Les personnes handicapées peuvent aussi se tourner vers l’Agefiph, qui propose un ensemble de services et d’aides financières aux entreprises ainsi qu’aux personnes en situation de handicap, tels que les aides à l’embauche en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation et l’aide à l’aménagement du poste de travail. 

L’obligation d’emploi des travailleurs handicapés : c’est quoi ?

Les Restos du Coeur mobilisés face à la pandémie.

L’obligation d’emploi des travailleurs handicapés : C’est quoi ?

Depuis 1987 les entreprises privées de 20 salariés et plus doivent employer au moins 6% de salariés handicapés, à temps plein ou à temps partiel, c’est-à-dire des personnes qui possèdent une reconnaissance administrative de leur handicap, qu’il soit physique, mental, sensoriel ou psychique. 

Chaque année, les entreprises remplissent une déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH), dans laquelle elles indiquent comment elles répondent à cette obligation d’emploi. Elles peuvent : employer de façon directe des travailleurs handicapés, employer indirectement des salariés handicapés en sous-traitant des prestations et/ou en achetant des fournitures à des entreprises adaptées (EA), à des établissements ou services d’aide par le travail (ESAT), ou encore à des travailleurs indépendants handicapés (TIH). Mais elles peuvent aussi accueillir des stagiaires handicapés dans le cadre, par exemple, de période de mise en situation en milieu professionnel (PMS MP), c’est-à-dire durant des stages d’observation, ou encore signer un accord agréé par l’État comme un accord d’entreprises, et, dans ce cas, les entreprises n’ont pas à verser de contribution financière à l’Agefiph, mais elle s’engage à utiliser son montant pour développer leur politique handicap. Les entreprises peuvent encore verser une contribution financière à l’Agefiph, association chargée de développer l’emploi des personnes handicapées en milieu ordinaire de travail. 

Les contributions versées par ces entreprises alimentent un fond, géré par l’Agefiph, qu s’élevait en 2015 à 400 millions d’euros. Ce montant est mobilisé par l’Agefiphj pour sécuriser les parcours professionnels des personnes handicapées, mais aussi pour soutenir les projets des entreprises, quelle que soit leur taille. Par exemple, l’Agefiph accompagne vers l’emploi, elle forme et maintient à l’emploi les personnes handicapées. Elle met également en place des mesures de compensation du handicap, telles que des aménagements de postes ou d’horaires de travail par exemple. Elle peut aussi accorder des aides financières à des personnes handicapées qui souhaitent monter leur entreprise. Par ailleurs, l’Agefiph conseille et accompagne les entreprises dans leur politique handicap. Elle anime aussi des réseaux de référents handicap, composés de personnes chargées de mettre en œuvre les politiques handicap au sein des entreprises. 

C’est grâce à toutes ces actions que le nombres de salariés handicapés employés dans les entreprises privées assujetties à l’obligation d’emploi a augmenté de 19% entre 2010 et 2014, pour s’élever au total à 400 400 personnes. Ainsi, l’argent versé par les entreprises est totalement réinvesti par l’Agefiph au service des entreprises et des personnes handicapées, afin d’améliorer de façon durable leur emploi. 

En 2020, la loi a quelque peu évolué. En effet, l’unité d’assujettissement ne sera plus l’établissement mais l’entreprise. Cela signifie que si une entreprise possède plusieurs établissements, l’obligation d’emploi ne s’appliquera plus à chaque établissement individuellement, mais à la somme des effectifs de chacun des établissements faisant partie de l’entreprise. Par ailleurs les effectifs sont décomptés en moyenne sur l’année. Aussi, dans le calcul des BOETH, toutes les formes d’emploi seront désormais valorisées, de même qu’un recours à la sous-traitance sera toujours valorisé. Les accords agréés sont redynamisés et les minorations supprimées.